Le Fond mythologique du Paganisme – Entretien


Le Fond mythologique du Paganisme - Entretien

Notre Lien Vidéo du jour :  nous vous proposons de découvrir cette « table ronde » de 53 minutes enregistrée au Forum 104

Voir  l’ extrait  » Artistote et l’homosexualité chez les Celtes  »

Voir la Table Ronde dans son intégralité

avec sur le sujet du   » Fond Mythologique du Paganisme  » avec Claudine Glot, créatrice du Centre de Recherche Arthurien à Comper-en-Brocéliande ; Bernard Sergent, chercheur au CNRS et président de la Société de Mythologie Française ; et Claude Gaudriault, président du groupe Île de France de Mythologie Française.

Présentation de la Table Ronde :

 » Nos ancêtres les Gaulois : refrain bien connu…ou culture méconnue ? A l’heure où le « (néo ?) paganisme » connaît un regain d’intérêt en Europe, on peut s’interroger sur ce que nous savons vraiment de cette culture païenne dont nous sommes en partie issus. Autour de la table ronde animée par Michel Cazenave, se réunissent trois chercheurs en quête d’un objet aussi profond, mystérieux, et élusif que le Graal : les racines des mythologies française, celte, et indo-européenne : Claudine Glot, créatrice du Centre de Recherche Arthurien à Comper-en-Brocéliande ; Bernard Sergent, chercheur au CNRS et président de la Société de Mythologie Française ; et Claude Gaudriault, président du groupe Île de France de Mythologie Française.

Remonter ces sources en effet n’a rien d’évident : on sait que les origines de la France sont multiples et hétérogènes. Quant aux Celtes ils ont laissé fort peu d’écrits comparativement aux Grecs ou aux Romains, et une grande partie de ces derniers a d’ailleurs été remaniée par les moines chrétiens. C’est ainsi que s’est produit le syncrétisme : la christianisation des mythes païens, un fait assez connu mais dont on ne soupçonne pas forcément l’ampleur, ni notre incapacité au final à retrouver précisément le « matériau » originel. Ainsi des processions de dragons – auxquels l’Eglise ne parvint jamais à mettre fin malgré ses interdictions expresses dans ses conciles de 600 à 900 – avant de se résigner vers 1200, et se résoudre à faire défiler le clergé en tête de ces processions…. Vox populi, vox dei… !

Cette locution se trouve d’ailleurs bien illustrée par les exemples évoqués dans cet échange : les mythes se déforment, se reforment, se transforment, mais finalement passent les siècles, à tel point que vous serez étonnés de découvrir combien de gestes, de façons de penser issus de cette culture nous imprègnent encore aujourd’hui. Les fontaines miraculeuses par exemple. Et ce, alors qu’en France, sur ce sujet comme sur d’autres, l’attitude de déni et de mépris est hélas de mise, encore aujourd’hui. Faut-il y voir quelque peur archaïque d’un passé ambigu, en ce qu’il charme volontiers par sa dimension merveilleuse, mais effraie tout autant par son ombre ?

De fait, notre époque semble redécouvrir son « folklore », aussi longtemps qu’il est édulcoré, autrement dit qu’il n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’il a pu être à l’origine, où cruauté et merveilleux s’imbriquaient…
Voulez-vous partir à la recherche de ces légendes oubliées (voire refoulées) de Gargantua, d’Arthur, ou du dieu à la main d’argent (et oui, Tim Burton n’a rien inventé…) ? Le vocabulaire en tout cas atteste que la table ronde existe toujours…et celle à laquelle nous convie Michel Cazenave ressuscite pour nous un peu de notre passé oublié. »

Idée de Lecture :

Homosexualité chez les peuples indo européens

Homosexualité et initiation chez les peuples indo-européens |  Bernard Sergent

« L’amour est un service des dieux qui a pour fin l’intérêt et le salut des jeunes gens. » En cette phrase, Polémôn, l’un des successeurs de Platon à la tête de l’Académie, exprime parfaitement toute la pensée grecque au sujet de la pédérastie. La mythologie grecque, selon une thématique qui s’enracine dans la protohistoire et ne remonte pas seulement à l’époque de Pindare ou d’Eschyle, n’en fait état que dans des contextes initiatiques. Les héros et les dieux qui y figurent sont des élèves pour les uns, des maîtres pour les autres. Dans l’Europe antique, l’homosexualité était une pratique très répandue chez plusieurs peuples (Grecs, bien sûr, mais aussi Celtes, Latins, Germains, Thraces, Macédoniens et, jusqu’à une époque récente, Albanais). Cette généralité trouve précisément son origine dans une problématique pédagogique. Avant les épreuves qui faisaient passer un adolescent au statut d’adulte, sa sujétion au maître et sa différence se traduisaient dans sa féminisation, c’est-à-dire sa réduction à un rôle sexuel passif. Une telle homologie de formes sociales originales dans un groupe de peuples aux langues apparentées étaie l’hypothèse selon laquelle il s’agit là d’une antique pratique commune aux cultures indo-européennes primitives.

Genre : Ethnologie Collection : Bibliothèque historique Payot

Grand format  | 672 pages.  | Paru le : 03-10-1996  | Prix : 36.50 €  GENCOD : 9782228890526  | I.S.B.N. : 2-228-89052-9 Editions : Payot

bibliographie les celtes lectureLien > Voir notre sélection d’ouvrages sur les Mythologies Celtiques

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