Découverte d’une tombe à char gauloise exceptionnelle à Warcq (Ardennes)


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 » Les dignitaires gaulois, hommes ou femmes, étaient enterrés sur leur char funéraire en signe de prestige. Selon leur rang aristocratique, il arrivait qu’on sacrifie des animaux et, plus rarement, des serviteurs. Ici on a la totale. « 

Bernard Roseau, responsable des fouilles de la cellule archéologique du Conseil général des Ardennes

 

Une tombe à char hors du commun

Direction les Ardennes où une équipe mixte, composée d’archéologues de la cellule départementale d’Archéologie des Ardennes et de l’Inrap, mène actuellement la fouille d’une nouvelle tombe aristocratique gauloise découverte à Warcq (Ardennes). Petit bond dans le temps, sur le territoire du peuple des Rèmes.

 » Depuis le 3 juin, et pour une durée de trois semaines, archéologues et anthropologue dégagent cette « tombe à char ». Ce type de tombe aristocratique émerge dès le VIIe siècle avant notre ère – au cours du premier âge du Fer – et s’achève avec la fin de la période gauloise, au début de notre ère. Les chars les plus anciens sont équipés de 4 roues (comme ceux de la Tombe de Vix) ; et de 2 roues au second âge du Fer.

tombe a char ardennes

Le char : objet de prestige et symbole social

 » Le défunt, homme ou femme, est généralement inhumé sur le char, objet de prestige et symbole social. La Champagne-Ardenne est célèbre pour de telles découvertes (notamment Bourcq et Semide dans les Ardennes…) généralement datées du début du second âge du Fer (Ve-IVe siècles avant notre ère). Pour l’heure, la fouille n’a dévoilé que les niveaux supérieurs de la chambre funéraire de 15 m². Sa couverture en bois est constituée de planches soutenues par une travée centrale et des montants sur les parois de la fosse. Plusieurs éléments du char apparaissent déjà : les bandages de fer des roues dont l’intérieur est recouvert de feuilles d’or, de probables cabochons de moyeux en bronze sertis de pâte de verre, des planches. Enfin, dans l’angle sud-est, des éléments décoratifs en bronze ont été découverts, encore engagés dans le bois du timon. Pour l’heure, ces objets atypiques ne permettent pas de situer précisément la chronologie de cette tombe à char. »

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Par ailleurs, fait rarement observé, le long de la paroi ouest, sont apparus deux chevaux de petite taille dont les restes osseux sont encore en connexion. Au final, tous ces éléments offrent, semble-t-il, peu de comparaison avec les tombes à char connues à ce jour, ce qui renforce le caractère exceptionnel de cette découverte.  »

 » Cette tombe est vraiment à part « 

explique Bertrand Roseau, responsable de la Cellule archéologique du conseil général.  »

 » On ignore encore s’il s’agit d’un homme ou d’une femme. Sur le bras gauche du squelette apparaissent des perles, qui pourraient être des éléments de son habit. Tout autour, au tour ce sont donc quatre équidés de petite taille (1,30 m environ au garrot) et ils sont entiers : selon les experts, ils auraient été sacrifiés pour partir avec leur maître. Un petit animal, peut-être un cochon, a aussi été retrouvé. L’archéozoologue, qui doit arriver mardi, pourra en dire plus sur les animaux enterrés là. Concernant le char, l’intérieur des roues est bien recouvert d’or, et les moyeux sont ornés de bronze et sertis de pâte de verre. Il reste encore une semaine pour fouiller cette sépulture, qualifiée d’« exceptionnelle » et « hors du commun » par la presse nationale…  »

 

Source : INRAP, lunion.presse

 

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