Une Odysée gauloise, le Journal. Parures de femmes gauloises, de la Bourgogne à la Sicile grecque


Une odyssée Gauloise

Des femmes qui, aux VII e -VI e siècles avant notre ère, occupaient une place éminente dans leur communauté

 

Nous vous invitons aujourd’hui à lire le Journal édité par le Musée de Bibracte à l’occasion de l’exposition « Une Odyssée gauloise » présentée au musée de Bibracte du 15 mars au 7 septembre 2014. Cette exposition est une coproduction avec le Site archéologique Lattara – Musée Henri Prades. > cliquez ici pour en savoir plus sur l’exposition

 

 » Vouée à l’étude des traces matérielles des occupations et des activités humaines, l’archéologie compose et recompose le portrait des sociétés passées à l’aide des données scientifiques qu’elle produit, classe et compare. Elle se nourrit des découvertes de sites inconnus jusqu’alors mais aussi de l’œil neuf qui se pose sur les vestiges déjà connus et analysés. Ainsi la passionnante enquête menée par Stéphane Verger, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études, et directeur de l’UMR 8546 «Archéologie et Philologie d’Orient et d’Occident», dans la documentation accumulée par plusieurs générations d’archéologues, dans les rapports de fouilles récentes, mais aussi dans les salles des musées de France et du bassin méditerranéen nous incite à reconsidérer un épisode oublié jusqu’alors : celui des premiers contacts entre navigateurs grecs et populations de la France des VII e -VI e siècles avant notre ère. En suivant les traces d’objets gaulois en bronze souvent réduits à l’état de fragments dans les nécropoles et les fosses de Bourgogne, de Franche-Comté, d’Auvergne et du Poitou, sur le littoral du Languedoc, et jusque dans le sable des sanctuaires grecs archaïques de Sicile, on découvre l’ancienneté de ces premiers contacts, antérieurs à la fondation de la colonie phocéenne de Massalia (Marseille). En examinant attentivement ces fragments de bronze, on reconnaît des bracelets, des anneaux de cheville, des pendeloques et des fibules, ayant appartenu à des femmes qui, aux VII e -VI e siècles avant notre ère, occupaient une place éminente dans leur communauté. En rassemblant plus de 700 objets et fragments issus des collections de musées et dépôts archéologiques de l’est, du centre et du sud de la France, mais aussi de Sicile et de Suisse – que chacun des prêteurs soit ici chaleureusement remercié –, l’exposition «Une Odyssée gauloise» met à disposition du public les pièces d’un dossier fascinant. Fruit de la collaboration étroite de Stéphane Verger, du site archéologique Lattara – musée Henri Prades et du musée archéologique de Bibracte, cette exposition temporaire invite à rencontrer des femmes exceptionnelles et à voyager aux côtés d’explorateurs grecs partis à la découverte de nouveaux horizons…

Laïla Ayache
conservatrice du musée de Bibracte

Les femmes du 1er age du fer

D’éminentes femmes gauloises

Les sociétés de Gaule centrale et orientale connaissent, à partir dumilieu du VIIesiècle avant notre ère, des changements profonds. Laplace des femmes dans la vie des communautés semble revêtir uneimportance nouvelle, liée au rôle essentiel qu’elles jouent dans laperpétuation, au moins symbolique, des groupes familiaux et deslignages aristocratiques. La reconnaissance de ce statut éminents’affiche dans l’apparence de ces femmes: leur vêtement se couvrede pendentifs et d’ornements de ceinture, de bracelets et d’anneauxde cheville, tous majoritairement faits en bronze, un alliage de cuivreet d’étain.

Parures feminines celtes

 

D’aspect doré avant qu’il ne se corrode, le bronze estd’autant plus précieux qu’il forme des parures lourdes et massives.Lorsque s’y ajoutent des matières semi-précieuses de provenancelointaine, comme l’ambre, le corail ou les coquillages, il forme desparures flamboyantes, dont certaines ont purevêtir aux yeux de leurspropriétaires des propriétés magiques ou symboliques.

> cliquez ici pour lire la suite

 

Une odyssée gauloise, une exposition du 15 mars au 7 septembre 2014 à Bibracte

En rassemblant plus de 700 bijoux et fragments issus des collections de musées et dépôts archéologiques de l’est, du centre et du sud de la France, de Sicile et de Suisse, l’exposition retrace l’itinéraire fascinant de ces objets, leur Odyssée…

ODYSSEE GAULOISE

 » Au fil de l’exposition, les parures esquissent le portrait anonyme de femmes exceptionnelles, mais aussi de travailleurs du métal passés maîtres en matière d’exploitation minière, de recyclage et de production, et de navigateurs en quête de nouveaux horizons. Elles dessinent un réseau complexe d’échanges terrestres et maritimes, dans lequel circulaient des hommes, du métal, des bijoux mais aussi des rituels d’hospitalité, des pratiques religieuses et des conceptions du monde… Elles racontent enfin l’ancienneté des premiers contacts entre Grecs et communautés celtes, avant même la fondation de Massalia (Marseille) par les Grecs de Phocée… »  Une magnifique exposition à visiter absolument au Musée de Bibracte, jusqu’au 7 Septembre 2014 !

 

Source / Liens > https://www.academia.edu, Musée de Bibracte

 

 

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