Le Gaulois blessé du Louvre exposé à Clermont Ferrand


Gaulois BlesséL’une des rares images que l’on possède des gaulois.

A Clermont-Ferrand, l’exposition éphémère « Tumulte gaulois, représentations & réalités » interroge la réalité d’une culture, sa représentation, ses valeurs et l’usage qui en a été fait à travers les siècles jusqu’à nos jours. Les artistes ont imposé dans l’imaginaire collectif le caractère belliqueux du Gaulois barbare, vêtu de braies, au casque ailé, mourant vaincu, ou se suicidant avec sa femme, se croyant perdu … Or, cette exposition fait découvrir au public l’évidence de peuples raffinés et affirme un regard nouveau sur l’image du Gaulois, attestée par la réalité archéologique du début du XXIe siècle. »

Présentation de Marie Bénédicte Astier , du Musée du Louvre

 » Reconnaissable à ses cheveux hirsutes et au bouclier ovale à nervure centrale, ce guerrier gaulois (appelé galate par les Grecs) résiste farouchement malgré la blessure qui l’affaiblit. L’œuvre est teintée de l’esthétique baroque chère à la sculpture de Pergame. Elle s’inspire d’un groupe consacré vers 200 av. J.-C., sur l’Acropole d’Athènes, pour commémorer la victoire des souverains pergaméniens sur les Galates. »

Un Gaulois blessé

 » Exceptionnelle par son matériau, l’albâtre, cette œuvre représente un guerrier gaulois, appelé galate par les Grecs. Certains détails réalistes, comme le bouclier ovale à nervure centrale, manifestent le souci du sculpteur de rendre l’exotisme ethnique du combattant. Ses cheveux hirsutes rappellent que les Gaulois enduisaient leur chevelure de poix afin d’avoir l’air plus terrifiant. Affaibli par sa blessure à la cuisse, le guerrier, qui est nu, a un genou en terre. Armé d’un glaive, il résiste encore farouchement, protégé derrière un bouclier dont l’attache est seule conservée autour de la main gauche.  »

 

Gaulois BlesséCliquez sur l’image pour voir le Reportage diffusé sur Culturebox.francetvinfo.fr

Un groupe commémoratif

 » Le thème des Gaulois apparaît dans l’art grec avec l’invasion galate de 280 av. J.-C. Attale Ier, roi de Pergame, remporte plusieurs victoires contre les Barbares, dont la bataille du Caïque vers 237 av. J.-C. Afin de célébrer le prestige des souverains pergaméniens, il consacre deux groupes statuaires commémoratifs représentant des combattants gaulois vaincus. Le premier est érigé à Pergame. Le second, qui est de petites dimensions et probablement de bronze, est dédié sur l’Acropole d’Athènes vers 200 av. J.-C.

 

Gigantomachie

Dionysos combattant un Géant durant la Gigantomachie, pélikè attique à figures rouges, v. 460 av. J.-C., musée du Louvre

Décrit par Pausanias dans sa Périègèse (I, 25, II), il met en scène différents combats : celui contre les Géants (la gigantomachie), celui contre les Amazones (l’amazonomachie), celui des Athéniens contre les Perses et la défaite des Gaulois contre les Attalides. Plusieurs répliques romaines des différents combattants, également de petites dimensions mais en marbre, sont conservés au Vatican, à Naples, Venise et Aix-en-Provence. Ce groupe, auquel le Gaulois blessé du Louvre est rattaché, s’inscrit dans la tradition des combats mythologiques et fait écho au décor architectural du Parthénon. Les Pergaméniens apparaissent ainsi comme les nouveaux défenseurs du monde grec, à la suite des Athéniens.

 

 

 

D’autres représentations de gaulois vaincus

Deux autres représentations de grandes dimensions sont conservées au Musée national romain  » Le Gaulois mourant du Capitole » et  » le Gaulois se suicidant avec sa femme » .  » Elles procèdent du même dessein de glorifier les Attalides et témoignent du succès de ce thème iconographique durant l’époque hellénistique. » Et puis, à (re)découvrir également, celle du Guerrier galate blessé, statue de l’agora des Italiens à Délos, vers 100 av. J.-C., exposée au musée national archéologique d’Athènes. GALATE-MOURANT

Une esthétique baroque

 » Le Gaulois blessé du Louvre exposé à Clermont Ferrand est une copie romaine . Il reflète l’esthétique baroque qui se développe depuis le milieu du IIIe siècle av. J.-C., dont Pergame est un des principaux foyers. La théâtralité et le dynamisme de la composition, qui multiplie les angles de vue, illustrent parfaitement les recherches des sculpteurs pergaméniens. Réalisme et pathétique sont mêlés pour donner au Gaulois une physionomie héroïque. La violence des mouvements, le naturalisme de la blessure, la musculature exacerbée et l’expression du personnage frappent le spectateur par leur intensité dramatique.  »

 
TUMULTE GAULOIS, représentations & réalités
Exposition temporaire du 20 juin au 23 novembre au Musée d’art Roger-Quilliot (Clermont Ferrand)
Source : http://culturebox.francetvinfo.fr
Liens : http://www.clermont-ferrand.fr/Expositions-19342.html
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