Du Tumulte, il y en aura ! Que savons-nous vraiment des Gaulois ? Faut-il revoir nos cours ?


TUMULTE GAULOIS

 » Bref, on ressort du musée Bargoin avec la nette impression qu’on est passé à côté de quelques trucs pendant nos études. Alors quoi ? On roupillait près du radiateur ? Non ! Ce n’était pas de notre faute ! (enfin, pas tout). On nous a menti ! Baladés ! Embobinés !La preuve avec l’exposition au musée d’Art Roger Quilliot.  »

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TUMULTE GAULOIS

Jusqu’au 23 novembre 2014, une double exposition exceptionnelle !

Nous vous l’avions déjà annoncé dans un précédent article. Voici l’extrait d’un Article paru sur le Blog  http://magicorangeplasticbird.wordpress.com ,  un petit avant gout bien sympathique présenté sur ce blog et ce, en images,de ce qui vous attend en ce moment meme à Clermont-Ferrand !

 

 » La ville de Clermont-Ferrand accueille jusqu’au 23 novembre une double exposition exceptionnelle, répartie entre le musée d’Art Roger Quilliot à Montferrand et le musée Bargoin. Reconnue d’intérêt national par le Ministère de la culture, elle invite les spectateurs à se faire un peu violence et à oublier tout ce qu’ils savent, ou plutôt, tout ce qu’ils croient savoir sur « nos ancêtres les Gaulois ».

Pour découvrir cette exposition, j’ai opté pour une double visite commentée. Je recommande vivement de se faire accompagner sur les deux parcours : la richesse exceptionnelle des pièces exposées ainsi que la complexité de ce peuple et de ses représentations n’en seront que plus accessibles et mises en valeur.

J’aurais, pour ma part, préféré faire le parcours inverse : commencer par l’archéologie à Bargoin et terminer par les Beaux-Arts au MARQ. En effet, pour comprendre et apprécier l’expo de ce dernier,  il faut avoir quelques éléments concrets archéologiques et historiques à se mettre sous la dent. Du coup je vais commencer par Bargoin.

Et pourquoi « Tumulte gaulois » au fait ? Parce que tumultus gallicus. Tout simplement. Tu sauras en allant voir l’expo.

bargoin

 

Difficile de présenter ce peuple gaulois. De tradition orale, il n’a laissé aucun écrit digne d’intérêt. Ce qu’on sait de lui est essentiellement décrit dans les textes antiques et bien sûr… il s’agit de récits de batailles donc forcément orientés bataille et… ennemi. Par contre ce qu’on sait c’est que nos « ancêtres » n’étaient pas exactement répartis sur le territoire « français » tel qu’on le connaît aujourd’hui. Les cartes nous indiquent que ce peuple s’étalait jusqu’en Europe du Nord et de l’Est. Première idée fausse balayée !tableau

 

Ensuite… on ignore totalement à quoi ils ressemblaient. Deux superbes statues stylisées trônent au musée Bargoin, la plus grande datant du tout début de la période des Gaulois. Elles nous en disent peu sur l’apparence de ce peuple. Physionomie, habillement… toutes les représentations connues sont apparues au XIXe siècle, comme on le verra au MARQ. Peu de chances donc pour que l’image du type moustachu et aux tresses de Laura Ingalls soit conforme à la réalité… Quant au casque à ailes… là encore, il pourrait s’agir d’une erreur d’appréciation des archéologues de Napoléon III, confondant des protège-joues avec des ornements ailés.

gaulois galates

Et le cheval ? Plutôt de petits gabarits. Vercingétorix sur un poney ? La honte ! Bon mais ils bouffaient du sanglier quand même ? C’est marqué dans Astérix ! Peut-être, mais les Gaulois pratiquaient l’élevage, aménageaient des fermes. Ah bon ? Mais les cases à toit de paille alors ? Non plus. Des maisons de bois et de terre. On le sait notamment grâce aux découvertes exceptionnelles faites sur le site de Corent, à quelques kilomètres de Clermont. Tout un village découvert (les vestiges, bien sûr), avec ses maisons, son sanctuaire, son marché, sa taverne et même son hémicycle. Découverts également, des poteries, des outils, des bijoux, des casques d’apparat somptueux, en or, des armes, des cottes de mailles témoignant d’un artisanat très pointu. Et à Corent, dans la taverne, on buvait du vin italien. Les échanges commerciaux étaient donc déjà bien développés, avant même la guerre des Gaules. Et à propos de guerre des Gaules… la bataille de Gergovie a bien eu lieu quand même ? Oui. Ça, oui. Ouf. Sauf si César a mythonné*. Par contre, chez les Arvernes de 2014, ça parlemente encore sec au sujet du lieu réel de la bataille, dont certains voudraient qu’elle se soit déroulée sur les côtes de Chanturgues. Les spécialistes sont formels, on a retrouvé des armes romaines uniquement sur le site de Gergovie. Catapultes et boulets, non utilisés par les Gaulois. Fin de la discussion. Ce qui n’enlève rien à l’intérêt de Chanturgues en tant que site archéologique, bien entendu.

casques

Bref, on ressort du musée Bargoin avec la nette impression qu’on est passé à côté de quelques trucs pendant nos études. Alors quoi ? On roupillait près du radiateur ?

Non ! Ce n’était pas de notre faute ! (enfin, pas tout). On nous a menti ! Baladés ! Embobinés !

La preuve avec l’exposition au musée d’Art Roger Quilliot.

 

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