Les Gaulois, amateurs de boomerang ?


Les Gaulois étaient-ils amateurs de boomerang ?

Des archéologues français ont peut être découvert le premier boomerang gaulois. Il se trouvait dans l’un des principaux ports d’embarquements pour l’Angleterre à l’époque, jusqu’ici inconnu.

Le « bâton de jet » gaulois découvert sur le site d'Urville-Nacqueville

Voici un objet unique à ce jour. Il date de 120 à 80 ans av. J.-C., soit une trentaine d’années avant la conquête de la Gaule.

 

Une formidable découverte à partager avec vous aujourd’hui ! Voici l’extrait d’un article paru ce 17 Septembre 2014, sur le site http://archeo.blog.lemonde.fr à lire ci dessous  :

 

 » On ne sait si les vacanciers qui arpentent aujourd’hui les plages du Cotentin, chères à Boris Vian, sont adeptes du freesbee et d’autres objets volants. Mais il y a plus de deux mille ans, on pouvait probablement y apercevoir d’adroits Gaulois chassant les mouettes au boomerang. C’est ce que vient de montrer une découverte réalisée précisément sous l’une de ces plages, celle d’Urville-Nacqueville près de la Hague. Constamment trempé d’eau salée, le site a l’immense avantage de conserver la matière organique, et en particulier le bois, matériau de choix des Gaulois. Et c’est ainsi, dans un ancien fossé, qu’une équipe d’archéologues français a découvert le seul boomerang gaulois connu à ce jour. Il date de 120 à 80 ans av. J.-C., soit une trentaine d’années avant la conquête de la Gaule.

Face à ce morceau de bois plat et légèrement cintré, impossible de ne pas penser à un boomerang. Un objet volant, en tout cas. Et c’est ce que vont confirmer les analyses par la suite. Appelé en renfort, un spécialiste des boomerangs, Luc Bordes, du CNRS, l’examine attentivement.

Il constate que le fabricant du boomerang savait manifestement ce qu’il faisait. Il a choisi un bois léger, probablement du pommier ou du poirier. C’est toujours celui souvent employé par les fabricants des boomerangs actuels en Europe. Leur prédécesseur gaulois a sélectionné une branche courbe et y a taillé l’objet. Il en a sans doute soigneusement choisi les dimensions, d’un cinquantaine de centimètres de large et un peu moins d’un centimètre d’épaisseur. Elles offrent en effet une très grande stabilité en vol. Il en a méticuleusement poli les pales. Et profilé les bords : comme pour un avion, il s’agit d’un ingrédient important pour que le boomerang s’élève. Et le bout des pales est relevé, un paramètre essentiel pour atteindre des altitudes importantes.

La question que se posent alors les archéologues est : est-ce vraiment un boomerang ? Est-il susceptible de revenir dans la main de celui qui l’a lancé ? L’équipe décide d’en réaliser une réplique avec les outils d’époque, pour faire des tests.

Réponse : ce n’est pas à proprement parler à un boomerang. Car il n’est pas destiné à revenir dans la main du lanceur. Exit, donc, les jeux d’adresse auxquels se livraient certains aborigènes australiens du XIXe siècle. La majorité des bâtons de ce type, retrouvés par les archéologues ou décrits par les ethnologues, vont à peu près droit au but, sans demi-tour. Ce sont des armes de chasse.

Mais alors, que chassaient les Gaulois ? Lapin, lièvre, petit gibier ? Peu probable, car les bâtons nécessaires sont en général plus épais, plus grands et plus lourds. Il est plus vraisemblable que le bâton d’Urville, comme c’est le plus fréquent, serve à chasser les oiseaux. Soit pour les rabattre vers un filet. Soit en les atteignant directement. En général, les chasseurs visent un groupe d’oiseaux, prenant son envol ou déjà dans les airs. Ceux-ci sont fréquents dans les marais qui bordent alors le site d’Urville-Nacqueville. Et de nombreux ossements retrouvés lors des fouilles attestent que ces Gaulois ne dédaignaient pas les oiseaux : Fous de Bassan, goéland marin, bernache (genre d’oie), fuligule (canard plongeur), Guillemot de Troï… Bref, les archéologues ont sans doute retrouvé un exemplaire de la mystérieuse arme de jet en bois que les Gaulois utilisaient pour chasser les oiseaux, et que mentionnera le géographe grec Strabon quelques décennies plus tard. »

(plus d’informations sur le boomerang gaulois dans les notes)

Liens

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> rejoignez ici la page facebook de Nicolas Constans, Journaliste
Source : http://archeo.blog.lemonde.fr
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