Le chaudron de Dagda – Valéry Raydon


dagda

Le Grand Cercle Celtique a  le plaisir de vous présenter le tout nouvel ouvrage de Valéry Raydon intitulé  » Le Chaudron de DAGDA  » publié aux éditions Terres de Promesse (Décembre 2015)

Présentation :

 » Le chaudron d’abondance du dieu-druide irlandais Dagda aiguise depuis longtemps la curiosité des Celtisants amateurs et ceux plus académiques. La rareté, tout autant que le caractère tardif et christianisé des sources mythologiques y faisant référence, ont fait qu’aucune étude d’envergure n’avait été consacrée jusqu’ici à cet attribut divin et à la signification qu’il recouvrait dans la pensée religieuse gaélique préchrétienne, et plus particulièrement au sein de la théologie du dieu Dagda.

Valéry Raydon tente de combler cette lacune à l’aide de la méthode structurale et comparative dumézilienne. Relevant la qualité de la source de référence sur ce chaudron, une notice tenant lieu à la fois de théogonie, de sociogenèse divine, et de récit étiologique sur l’origine de la souveraineté irlandaise, il restitue la place de ce chaudron à l’intérieur du système panthéiste goïdélique et met en lumière le réseau complexe d’éléments symboliques codi-fiant le motif mythologique de cet attribut divin. Il n’était pas seulement une marmite au contenu alimentaire inexhaustible, mais un vaissel faisant l’objet d’une curieuse association avec l’élément marin et un talisman de souveraineté. Et il avait pour mission de remplir un office social particulier : assurer le service alimentaire des banquets royaux célébrant les grandes fêtes d’ouverture des saisons du calendrier préchrétien par lequel le roi des dieux Túatha Dé Dánann montrait sa compétence à nourrir l’ensemble de la population irlandaise. L’authenticité et l’ancienneté de la tradition transmise tardivement est démontrée à la fois par la concordance de la codification du chaudron du Dagda avec les autres accessoires connus du dieu, et par sa relation directe avec une conception archaïque de l’organisation du panthéon et de la souveraineté relevant de l’idéologie trifonctionnelle indo-européenne.

L’auteur identifie aussi une application rituelle du chaudron du Dagda survivant dans une institution majeure de l’Irlande alto-médiévale, celle du ‘chaudron de répartition’ propre à l’aristocratie gaélique. Et il traque les avatars du chaudron mythique dans l’épopée, dans l’hagiographie, mais aussi dans la toponymie et les légendes qui s’y rattachent. Il discute la fidélité des avatars débusqués au schéma mythologique décalqué et examine leurs éventuels apports à l’approfondissement de la compréhension du chaudron du Dagda et, par ricochets, au décryptage de certains traits de la personnalité du dieu demeurés obscurs dans sa mythologie. Ainsi assiste-t-on au lever du mystère sur deux des aspects les plus énigmatiques de cette marmite : son rapport aux eaux marines et l’origine de son pouvoir génésique extraordinaire.  »

Valery-Raydon

Bio de l’auteur

 » De l’obscur récit de sa vie, on ne sait pas grand chose. Il serait le second enfant du fruit des amours d’un voyageur immobile, Don Roberto El Nino, homme de grand savoir, et de son épouse Maria-Helena au doux regard curieux. Il aurait vu le jour en l’an de Grâce 1973 auprès d’une source sacrée celte en Gaule du Sud. Selon la légende, on trouve également pêle-mêle dans son ascendance, un marin breton, un forain manouche montreur d’ours, un légionnaire hongrois joueur de violon, un troubadour toulousain, un colporteur itinérant et un courrier royal, un berger berbère, un chevalier questeur qui ne se trouva pas lui-même, un pèlerin jacquaire qui passa sa vie à suivre les étoiles. Autant dire que la vie le prédestinait à un destin de cheminant ou d’errant et ne tarda pas à le jeter sur les routes du monde. Certains soirs, où il daigne saouler ses convives d’un phrase composée de plus de trois mots et allant parfois jusqu’à contenir une structure verbale, il parle du Dieu du Vent qui balaie tout de son souffle et qui serait le grand ordonnateur de la mélodie ballotante et tourbillonnante de son existence.  Le personnage, sensible et silencieux, cache en lui des relents de tempêtes anciennes désormais assagies, des océans de doutes aux profondeurs abyssales, des pluies d’hiver et de longs jours de mistral affolant, de timides éclaircies et des ciels constellés d’Amour. Il se dit mauvais vivant mais vivant quant même, un peu. Il se déclare volontiers « mytho-man », « homme de mythe », il aime les histoires. Parmi les bribes connues de son passage terrestre, il y a le prénom entêtant d’une femme italienne aussi belle que sage, des amitiés anciennes, les liens qui l’unissent à son Clan familial, la musique qui célèbre la vie, le hasard des rencontres. Rien n’est sûr en ce qui le concerne, sauf les mille et une routes qu’il lui faudra encore suivre dans l’errance infinie.  »

Un nouvel ouvrage à dévorer si vous êtes passionné de Mythologie comparée  et que vous pouvez commander directement sur le site de l’auteur :

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LE CHAUDRON DU DAGDA
Auteur : Valéry Raydon
Préface : Claude Sterckx
174 pages
Sortie : décembre 2015, Préface de Claude STERCKX

 Liens :

> vers le site internet de l’auteur

En savoir plus sur Le chaudron du Dagda ?

 » Un des attributs du dieu Dagda, prototype préchrétien du Graal médieval. On le retrouve d’ailleurs en tant que Saint Graal dans les légendes arthuriennes. Le chaudron ne se vide jamais, et celui qui s’y présente est tout de suite rassasié. Lorsque les Milésiens triomphent des Túatha Dé Dánann lors de la dernière invasion et que ces derniers se retirent dans l’Autre Monde, le Dagda fait l’acquisition d’un cochon magique aux propriétés similaires à celles de son chaudron : le cochon peut être tué et mangé un jour et revenir à la vie le lendemain, prêt à être tué et mangé de nouveau. Ainsi, le chaudron symbolise la vie et l’hospitalité des Celtes, mais c’est aussi un instrument de résurrection dans lequel on jette les morts et où ils sortent vivants. Ce chaudron fut apporté de Murias, une des îles au nord du Monde, durant le règne de druide Semias sur cette île. (Source: Arbre Celtique)

D’autre idées de lecture ?

  • Paul-Marie Duval, Les Dieux de la Gaule, Paris, éditions Payot,‎ février 1993, 169 p.
  • Albert Grenier, Les Gaulois, Paris, Petite bibliothèque Payot,‎ août 1994, 365 p.
  • Christian-J. Guyonvarc’h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Bibliothèque scientifique Payot, Paris, 1997 .
  • Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux :
    • Les Druides, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986
    • La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990
    • Les Fêtes celtiques, Rennes, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire »,‎ avril 1995, 216 p.
      Ouvrage consacré aux quatre grandes fêtes religieuses : Samain, Imbolc, Beltaine, Lugnasad.
  • Philippe Jouët, Aux sources de la mythologie celtique, Yoran embanner, Fouesnant, 2007
  • Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins » , Paris, 2000
  • Claude Sterckx, Mythologie du monde celte, Paris, Marabout,‎ octobre 2009, 470 p.

 

 

 

 

 

 

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