Interview de Shovel

Interview SHOVEL

Interview Exclusive de Shovel

Site Officiel de l’ Artiste : http://shovel.canalblog.com/

Scénariste et Dessinateur  de  » Dwarf  »
Editions Delcourt
Tome 1 (2010)
Tome 2 ( 2011)

Bonjour Shovel, et mille merci d’avoir accepté notre invitation. Peux-tu décrire un peu ton parcours  (pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore)

Je viens du nord de la France. Mon parcours est des plus classiques. Je suis passé par l’école des beaux-arts d’Amiens, l’école d’architecture de Roubaix-Lille, et enfin l’atelier de Bande Dessinée du Nil, à Angoulême. Je suis le dernier à me lancer, d’une belle promo, puisque je partageais les bancs de cette école avec Bruno Maïorana, Joel Mouclier et Claire Wendling. Christophe Gibelin, aussi. Nos ainés en classe supérieure (rires), étaient Alain Ayroles, Jean-Luc Masbou, Mazan, Jean-Luc Loyer, Nicolas De Crecy, etc… Bref, c’était les belles années. Ils ont commencé à publier, alors que j’ai commencé sérieusement à assumer ma passion pour le monde biker. Je suis venu naturellement au tatouage à cette époque-là.

Te souviens-tu quand cette passion du dessin est née pour toi ?

Cette passion est née très tôt. J’ai été seul rapidement, dans ma vie comme dans ma tête. Lorsque je me suis mis à dessiner, et inventer des histoires, au même âge que beaucoup de gosses, vers 9 /10 ans, je me suis rendu compte que, même avec le piètre niveau que j’avais alors, ça m’ouvrait les portes de mondes entiers où j’étais totalement au gouvernail. Un cadeau de la vie inestimable, qui a pallié de façon vitale à ma vie d’alors. J’étais chetif et pas très entouré, mais le dessin, comme la guitare, pour d’autres, m’a aussi apporté des copains.

Dwarf Shovel

Quelles sont tes influences majeures en dessin et en peinture ?

En peinture, il est très difficile de donner un tiercé, car beaucoup de maitres m’émeuvent. Je suis bouleversé par  Bruegel, ou Jehan Fouquet, sans doute à cause du témoignage d’époque, et de mon amour immodéré pour les histoires qui prennent leur souche dans la féodalité, fantaisiste ou historique, mais les impressionnistes me touchent aussi très fort. La lumière à sortie de tube, c’est une chose magique. En fait, j’ai la conviction que l’impact qu’un maître peut avoir sur vous, est associé à la connaissance que tu peux avoir du contexte professionnel et historique de l’élaboration de son œuvre. Savoir comment le peintre demande à ses commis de broyer ses pigments, verser le liant de lin, les effluves du  bois fraîchement scié pour le châssis…Je peux contempler une toile des heures, en imaginant le moment de la réalisation, en atelier ou en extérieur, et les choses anodines qui ont pu l’entourer.

Bref, incapable d’un tiercé, mais les moyenâgeux, les renaissants et les impressionnistes ont ma préférence. En bande dessinée, je suis fasciné par la richesse et l’aisance de gens comme Olivier Vatine, Didier Cassegrain, Alberto Varanda, Mathieu Lauffrey, Pierre Alary, Philippe Buchet. Bien sur, Régis Loisel a été et reste un de mes dieux du Valhalla…Mais il y en a tant d’autres. Béatrice Tillier est énorme! Heu, même si je ne suis pas sur qu’on dise ça d’une dame! (rires), Virginie Augustin, whoaoh! J’adore Barbara Canepa et Barbucci, aussi… Ceci dit, il faut aussi parler des scénaristes. Je suis très très impressionné par l’écriture d’Alain Ayroles, et je ne fais pas de secret de mon envie de travailler un jour avec lui.

Dwarf est né d’une déception et d’une rage. À l’époque, j’avais fais l’intérêt d’une maison d’édition, en candidat spontané pour une grosse série, . L’auteur à qui j’avais été confié et son complice m’avaient « invité à un dîner de cons », mais je n’avais pas encore vu le film, Quand j’ai compris, j’avais déjà beaucoup investi de temps, d’efforts. D’allers et retours, aussi, depuis La Réunion, où je vis. J’avais l’impression d’avoir réalisé mon rêve, de signer une grosse maison. Au final, le contrat était bidon, les gens aussi. Je me suis donné une semaine pour faire le point, car la pilule était dure, même pour moi, que la vie a rendu plutôt coriace, une vielle carne méchante, (rires). J’ai beaucoup bu, beaucoup crié, beaucoup roulé. Et j’ai décidé de me relever. J’ai exhumé un dossier que j’avais délaissé depuis longtemps, d’en faire un beau projet, et de montrer à ces gens-là ce qu’ils avaient perdu.

Et de cette rage naitront bien 5 tomes alors ?

En fait, le récit est découpé en deux saisons distinctes, de 6 tomes, reliés par un
one-shot nécessaire à la liaison entre les deux. Cependant, on peut sans problème s’arrêter à la fin du premier cycle. L’existence d’un deuxième cycle résulte d’une envie, pas d’une raison commerciale. J’ai développé un gigantesque univers que je crois cohérent, et j’aimerais même y inviter des dessinateurs, pour y exploiter les choses en même temps que moi. Au final, c’est Delcourt qui décidera. Et les lecteurs.

Dans la thématique des nains, les œuvres sont plutôt rares. Pourquoi avoir choisi le monde des nains ?

Les nains sont souvent les faire-valoirs scénaristiques des auteurs. Un gadget dont on affuble ou on saupoudre une histoire, dans les moments où elle devient trop dramatique. Souvent pour faire rire. Les nains sont, tout le monde s’accorde à le dire, chargés de légendes , de magie. On leur concède tout un tas de choses fabuleuses, mais ont a été de trop rares fois vraiment chez eux, pour connaître leur quotidien. J’ai suivi le conseil de mon groumpf de grand pote Jean-Louis Mourier, qui me disait, «  fais ce que tu aimerais lire, et ça marchera ». J’espère que la deuxième partie du conseil fonctionnera, j’ai fais ma part.

Quel excellent dessin, maîtrisé, parfaitement adapté à un univers fantasy, et au service des légendes ! ahhhh On aime çà au grand Cercle ! ^^  Tu a également écrit le scénario. L’écriture : c’est donc aussi une passion ? Quels auteurs t’ont marqué ou le plus influencé ? Tolkien ?

Tolkien, bien sur. Mais le mythe Arthurien en général. Les récits de Selma Lagerlof sont aussi fabuleux que les livrets de Wagner. Shakespeare contient à lui seul, si l’on peut dire cela sans légèreté, tous les ingrédients d’une évasion fabuleuse. Je suis passionné d’écriture. Plus précisément de littérature française des 16 et 17ème siècles. Corneille, Molière et Racine plus particulièrement. Le livre cinquième de Pantagruel, de Rabelais,  est, lui aussi, particulièrement riche en textures, en grain…Géniale sensation.

Je crois que le point commun entre les livres de BD, les livres classiques, la peinture ou le cinéma, c’est que leur réussite tient surement à leur capacité à évoquer des odeurs, mettre des saveurs dans les bouches, et provoquer des émotions.

La bande dessinée est une discipline séquentielle où je dois faire attention à ne pas être ni redondant, ni lourd. Je dois respecter malgré tout le champs lexical de mes personnages, mais préserver la fluidité de la lecture. Du coup, je confie les descriptions à l’image, ce qui me paraît indissociable de la promesse faite au lecteur des ingrédients d’un monde onirique, mais me prive du plaisir de longues tournures et de belles descriptions. Les bulles sont un stratagème gourmand en place! (rires). C’est la raison qui m’a poussé à commencer à écrire un roman de fantasy féodale, toujours dans un monde de nains, mais beaucoup plus sombre que ne l’est Dwarf à son début.

Dwarf-1-planche

Les bulles sont des gourmandises ^^ et oui …. ( rires) ! Tu es donc passionné par la culture celte, tu veux bien nous en dire plus ?

Il y aurait tant à dire.
Je suis un homme du Nord. De la France, certes, mais un homme du nord. Le froid et la pluie sont ma maison. Du coup, le feu et la barbe fournie sont mes amis. J’ai très tôt rejoins le monde biker, pour y retrouver ma famille, et ce n’est pas un hasard. Laissez-moi vous raconter pourquoi ces deux mondes se mêlent, chez moi, de façon logique.

Lorsque j’étais enfant, la partie des cours qui concernait « nos ancêtres les gaulois » me fascinait. J’ai croisé à la même époque mon premier biker, en ville. Je me suis intéressé à ces hommes. J’ai découvert, j’étais encore très jeune, hein, et les infos sur le sujet ne couraient pas les bibliothèques, qu’ils vivaient en bandes, voyageaient beaucoup sur leurs motos, et privilégiaient leurs frères de clan, réunis sous une même bannière, les couleurs, comme on pouvait arborer le chiffre d’une dame ou le pavois de son royaume.. Ils aiment les bijoux, les armes, le cuir et les beaux objets. Ils marquent leur peau, aussi… Tant de points communs.

Ça a été un très beau choc: je me suis rendu compte que « les gaulois existaient toujours », et qu’ils se cachaient dans ce monde encore très secret pour moi, pour vivre tranquillement leur culture.
Je retrouve dans ces mondes et cette époque des valeurs générales, mais aussi très personnelles et des croyances qui me sont extrêmement proches.

Je trouve dommageable que les programmes scolaires s’en tiennent la plupart du temps aux exactions barbares des peuplades conquérantes, et perdent l’occasion de parler aux enfants des fabuleux joaillers, des sculpteurs et graveurs hors du commun, des conteurs magnifiques et des musiciens sans égaux que pouvaient aussi, être les hommes de ces époques et de cette partie du monde, qui fut le berceau de notre chère culture.

Les hommes du nord étaient aussi, sur bien des points, en avance sur leur temps du point de vue de la vie en communauté et de la prise en compte des spécificités individuelles dans une collectivité. Mais, au CM2, c’est toujours «  les terribles vikings, violeurs et pilleurs, dans leurs terribles drakkars! ». Consternant.

Sans tout dévoiler, y’a-t-il eu un challenge particulier, pour le deuxième tome de Dwarf ?
Comment le décrirais-tu ce deuxième tome?

Pas de challenge autre que celui que je me suis imposé: être meilleur, dans l’écriture et le dessin, pour récompenser ceux et celles qui ont embarqué avec moi dans ce monde que je leur propose, et pour séduire ceux et celles que le voyage n’a pas encore tenté… On m’a reproché dans certains forums deux choses qui m’ont chagriné :

On a trouvé Öth un peu paumé, naïf, et trouvé que les occasions de voir les grands espaces que proposent souvent les mondes de Fantasy ne soient pas assez présents. Je veux juste dire que c’est plus passionnant d’assister à son long apprentissage que de proposer un héros inoxydable d’emblée, pour tout un tas de raisons évidentes pour qui aime suivre l’évolution d’un personnage.

Pour les grands espaces, je suis en partie d’accord, sauf que le premier tome se passe essentiellement dans des sous-bois, donc, impossible de garder l’ambiance voulue si j’ouvre le ciel, et le champs. Mais patience, le tome deux vous en donnera. Finalement, il faudrait attendre l’ensemble d’une série, pour donner un sentiment constructif. Non, pas de challenge, si ce n’est plaire au plus de monde possible, moins qu’avec le prochain, plus qu’avec le précédent.

Le deuxième tome est plus sonore. Il se passe en hiver, le long froid a en toute logique, tout enveloppé. Si vous lisez en silence, avec un bon café, vous entendrez craquer la neige…Öth et Guénïel continuent de se jauger, et on y apprend plein de choses. Ce qui bien sur va de paire avec de nouvelles questions. J’espère, comme beaucoup de tomes 2, qu’il arrivera à entraîner les gens dans l’aventure, après les présentations faites dans le tome 1.

Dimitri, le coloriste, et moi, avons atteint une relation professionnelle optimale, qui sert l’univers de Dwarf et le récit qui s’y déroule, et Manu Civiello s’est encore admirablement penché sur la couverture, pour ma plus grande joie.

Dwarf

Y’a-t-il eu des choix particulier au niveau des planches et du découpage ?

J’ai opté pour une structure de page classique. Une base de quatre strips, que je découpe en fonction des besoins de la narration. J’ai fais miens les conseils d’auteurs devenus depuis des copains, en  appliquant ces conseils pour moi-même. Tout ce qui doit se dérouler d’intéressant doit plutôt se trouver dans les cases, et pas au dehors, ce qui ne veut pas dire que les « fonds perdus » soient inutiles ou inélégants. Pour le reste, comme beaucoup d’auteurs, je varie le format de case en fonction de la narration…

C’est Dimitri Fogolin  qui signe la colorisation toujours ?

Oui. Après une phase d’adaptation, qui a été difficile, oui. Difficile, parce que Dimitri ne parle pas français, ni anglais. Il a donc fallu que j’adapte mes briefings colos à son vocabulaire. Mais c’est lui que je voulais, et pas un autre, après avoir admiré son travail sur Alim le Tanneur. Au final, je ne pourrais pas imaginer Dwarf sans lui aujourd’hui.

Qu’est-ce qui te « motive » quand tu dois aborder un dessin, une peinture ? que recherches-tu avant tout ?

Je cherche l’élégance de l’ensemble, la finesse graphique. Je ne crois pas qu’on doive ignorer l’importance de la sensualité d’un trait, la gourmandise d’une plastique, les rondeurs dans le graphisme. Le lecteur est sensible à tout cela, et j’essaye de les faire apparaître. On ne peut pas ignorer leur importance et j’essaye de dessiner en pensant comme un lecteur. Oui, je crois que je pourrais dire, sans être narcissique, que le Shovel qui dessine ou qui écrit essaye de séduire le Shovel qui lit. Quand c’est le cas, je suis content. Quand ce ne l’est pas, je recommence. J’ai appris, au travers de mes premiers pas dans la BD, pour une édition locale, içi, que ça vaut toujours le coup de refaire, de gommer, au moindre doute.

Tu travailles également sur l’écriture d’ un roman. Peux-tu nous en dire plus ?

A vrai dire, je suis en train d’y mettre une dernière main. Il ne sortira pas sans éditeur, (rires), aussi, j’attends de l’avoir fini pour le proposer, en essayant de profiter de l’essor de Dwarf pour donner confiance aux maisons d’édition. Les candidats à une lecture sont donc bienvenus. Mais une cession des droits de Dwarf vient d’être achetée par les Allemands, et une autres par les Russes, ce qui me donne l’espoir que ce que j’écris plaît. Et puis, cela va être drôle de voir Dwarf traduit dans ces langues, proches de la culture que l’on aime.

Le roman, c’est un roman noir de fantasy, qui se déroule dans le monde de Yar, un monde dont l’homme est absent, même sous forme de légende, et où se mêlent magie, mondes mortels et éternels des nains et des petits peuples, et où les peuples s’affrontent dans de gigantesques combats épiques ou au travers de perfides alliances. Au milieu de toute cette noirceur, une fleur éclot.

Plus généralement, quel est ton avis sur le monde de la BD d’aujourd’hui ?

Le lecteur fait l’auteur. Les jeunes générations sont tirées vers le bas. On déclare formidable des choses bâclées, et les petits faiseurs, trop fainéants  ou imbus de leur piètre niveau, pour affronter une vraie formation, même autodidacte, au dessin et à ses  fondamentaux, s’engouffrent dans la brèche, et chacun convient qu’il n’est plus besoin de se soumettre à un dessin rigoureux pour faire de la BD.

Aujourd’hui, des choses très pauvres sont portées aux nues artificiellement par les médias spécialisés, et le dictat des médias abuse la crédulité des plus jeunes, qui croient acheter et lire du «  qui déchire ». Au final, pris isolément et « soigné », (rires), un lecteur égaré est toujours récupérable.

Il faut que les éditeurs continuent à chouchouter les auteurs «  à l’ancienne ». Ce sont les seuls artisans du rêve dont le titre soit légitime. Le dessin de presse n’est pas la bd, le rap n’est pas du scénario, et les tags ne sont pas du dessin. Les petits dessins médiocres, grattés et mis cote à cote dans des cadres à main levée ne sont pas non plus de la BD. En tous cas, plus restrictivement, pas  de mon point de vue.

Je suis convaincu que la belle BD a encore de beaux jours devant elle, tant que des auteurs suivront la voie des anciens: celle du beau, du bien fait et du passionnant…

Les lecteurs suivront ces gens-là. De plus en plus, j’entends les lecteurs autour de moi, déplorer la rapidité avec laquelle ils peuvent lire un album, souvent parce que le dessin y est moins riche, moins fourni…Ils se sentent floués, à une époque ou dépenser une douzaine d’euros peut être un sacrifice mensuel…Les dessinateurs doivent à mon avis, y être très attentifs. Un lecteur qui passe une heure, voire plus, pour lire un album, vous en sera toujours reconnaissant, en tous cas, moi, je le suis, à Varanda et Arleston, à Cailleteau et Vatine, ou encore à Duffaut et Delaby, et à tant d’autres…

Est-ce que la musique a une influence sur ton travail ?

Elle a une influence dans ma vie en général. En ce qui concerne le travail, je ne peux écrire que dans le silence absolu de mon chalet, à côté de la maison. En revanche, je dessine avec la musique, qui varie en fonction de la nature de la scène sur laquelle je travaille, mais je tente une B.O cinéma pour tester « si ça fonctionne »… ACDC, Motörhead ou Lynyrd Skynyrd, Steppenwolf, Ozzy ou Iron Maiden, sont autant sur ma play list que Emilou Harris ou Piaf… C’est très éclectique et si vaste… Ceci exclut totalement, et de façon irrévocable et non négociable les « musiques des îles », le rap, les techno-ceci ou electro-cela, les soupes sonores diverses et (peu) variées…

Peux-tu nous parler de ton projet de CD-Rom (cours de Bande Dessinée à l’usage des Enseignants) avec le CRDP ?

Il a été édité par le CRDP Réunion, et je crois qu’il est toujours disponible chez eux. Il a rencontré peu de succès, je crois, le CRDP n’ayant pas, comme de coutume à La Réunion, communiqué sur le produit, ni avant, ni pendant, ni après sa sortie.

Tu es motard, tu aimes donc voyager ? Est ce un bon moyen pour te ressourcer, pour prendre un bon bol d’oxygène entre deux dessins ? Un nouveau livre de croquis ou de voyage pour bientôt ? ^^

Oui, je voyage beaucoup. Autant  parce que je suis à proximité de l’Afrique et du Mozambique, où j’ai des activités, que parce que je suis  biker.  Je suis en contact avec des journalistes  motos à  propos de carnets de voyages motos, , ( voir le « Wild Magazine de juin). J’ai réalisé un carnet de mon voyage de noces, l’année dernière, lorsque mon épouse et moi avons traversé tout l’ouest américain en Harley, avant de stopper  à Végas pour nous y marier. J’aime particulièrement le carnet de voyage, et je crois volontiers qu’il peut s’adapter à un monde imaginaire, autant qu’au monde réel.

Tu aimes aller à la rencontre des lecteurs lors des Salons en dédicace ? Quel est la date de ton prochain salon ? On peut voir toutes les dates et toutes les infos sur ton blog ?

Mon prochain salon sera à Angoulême en 2012. Je ne peux pas trop me déplacer, car j’habite à 11,000 km de la Métropole. Je pense dédicacer en librairie juste après, en Belgique, et pourquoi pas ailleurs. J’attends des propositions de la part des libraires qui seraient intéresses! J’adore dédicacer et rencontrer le public. Je réserve toujours une surprise à celui ou celle qui se voit couper l’herbe sous le pied par l’attachée de presse de Delcourt, qui met un terme à la file d’attente à notre place. Demandez au petit jeune de Saint-Malo. Je donne de belles dédicaces et généralement en couleurs…Quant à mon blog, il n’est plus à jour depuis longtemps, car je suis constamment sur ma table à dessin ou devant mon clavier pour écrire..Honte à moi.

Y’a-t-il un projet que tu n’as pas encore réalisé ou un artiste avec lequel tu aimerais travailler ?

J’aimerais travailler avec Alain Ayroles, faire des affiches pour des salons de BD, voir Dwarf au cinéma, ou au cinéma d’animation…Pas par recherche de légitimité, mais parce que ce serait génial de voir ça de mon vivant, si ça devait se faire, tout simplement…:-)

Quel illustrateur/rice « aux influences celtiques » aimerais-tu voir présenté dans notre Webzine ?

Sans hésiter, Béatrice Tillier!
http://www.beatrice.tillier.opalebd.com/

Mille merci Shovel, d’avoir pris le temps de répondre à nos questions !
Plein de bonne choses pour la suite et à tout bientot

Interview préparée par Kathy / pour le Grand Cercle Celtique
Juillet 2011

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